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L’appel au rassemblement

L’actualité politique gersoise s’est soudainement agitée ces derniers jours.

L’annulation de l’élection d’Aymeri de Montesquiou a entraîné une vague de candidatures spontanées. Beaucoup s’estiment légitimes, certains réfléchissent, d’autres encore revendiquent le droit de se présenter… Toute cette agitation apparaît certainement très floue et très déconnectée de la réalité des citoyens, qui, pour la plus grande majorité, ne sont certainement même pas au courant de ce mini-séisme politique gerso-gersois.

La perspective d’une élection partielle pour ce mandat si particulier qui consacre le réseau d’élus d’une femme ou d’un homme engagé politiquement risque de reléguer au second plan les élections régionales ou, à tout le moins, de pervertir la démarche de rassemblement indispensable dans la perspective d’une victoire en introduisant un marchandage de bas étage sur les places des uns et des autres.

Et pourtant, ces élections régionales sont d’une importance cruciale pour l’avenir de notre département.

L’alternance n’est pas seulement nécessaire, elle est indispensable.

Or, face à la gauche gersoise et régionale, la victoire n’est possible que si un large rassemblement des formations d’opposition s’opère dans le respect des valeurs et des identités de chacune d’elles et en tenant compte évidemment de leur poids électoral respectif.

Aucune formation ne peut espérer gagner seule ces élections.

Comme attendu, le président départemental du 1er parti d’opposition a été désigné chef de file de son parti pour les élections régionales.

Il lui appartient désormais de créer les conditions de ce rassemblement. Toutefois, on peut légitimement s’interroger sur sa volonté réelle de s’engager sur cette voie.

Il a fait l’impasse sur les élections départementales en mars dernier. Sur le canton Baïse-Armagnac, il a laissé le champ libre à Philippe Martin pour une élection sans difficulté, juste retardée d’une semaine par le score élevé du Front National qui a fait jeu égal avec le candidat UMP au 1er tour !

En tant que Président départemental du 1er parti d’opposition, il n’est à l’initiative d’aucune démarche de rassemblement de l’opposition ces derniers mois ! Mieux (ou pire) encore, les appels au dialogue de ses interlocuteurs potentiels (UDI, MoDem, personnalités engagées ou non politiquement) restent lettre morte…

De son côté, le MoDem œuvre pour un rassemblement large. « Comme moi » rétorquerait certainement le Président de la communauté de communes de la Ténarèze !

Or le rassemblement se construit. Il ne se décrète pas !

Et il se construit autour d’un projet et d’une stratégie commune à long terme.

Le Gers a besoin de personnalités modérées, fédératrices, qui préparent et construisent à tous les niveaux les conditions d’une alternative crédible à la gauche gersoise.

Et cette alternative est possible. Citons l’exemple des élections départementales à L’Isle-Jourdain en mars dernier. L’opposition a remporté la victoire car le MoDem avait soutenu au 1er tour un candidat d’opposition à la gauche sortante, certes positionné au « centre gauche ». Le MoDem a alors fait le lien avec l’opposition davantage « marquée à droite » et la victoire a été acquise au 2ème tour. J’avais dit alors que ce qui se passait à L’Isle-Jourdain préfigurait ce qui pouvait se passer au niveau départemental.

Mais encore faut-il qu’il y ait une volonté partagée, une vision commune, une confiance mutuelle et un respect réciproque.

Le MoDem est en capacité de travailler et d’établir un projet alternatif et une stratégie avec toutes les sensibilités et les bonnes volontés : qu’elles se situent politiquement au centre gauche (Front Démocrate comme à L’Isle-Jourdain, Libres et Indépendants comme à Auch), à l’UDI avec Karine Mouton dont les contacts et le travail en commun sont riches depuis ces derniers mois, avec les Républicains (X. Ballenghien et R. Frairet sont des interlocuteurs respectueux et attentifs), et surtout avec l’immense majorité des élus et personnalités qui ne se définissent a priori pas par une appartenance politique marquée mais par la volonté partagée de construire une alternative à la gauche gersoise. Les relations avec Christophe Terrain, Alain Audirac, Michel Baylac sont à ce titre tout à fait exemplaires.

La sensibilité politique de la très grande majorité de la population gersoise s’exprime dans une attitude modérée, respectueuse des sensibilités différentes mais attachée viscéralement à son indépendance.

Je suis convaincu que c’est en incarnant cet équilibre délicat que des femmes et des hommes unis seront en capacité de proposer au département une alternative crédible et donc victorieuse.

 

Christophe AZANZA

Président du MoDem 32

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